Salut tout le monde !
La p'tite Seiko PADI srpa21k1 "Turtle Pepsi" achetée il y a deux semaines environ. Portée hier comme la date l'indique (une matinée glandouille comme je les aime avant que la marée du boulot ne me rattrape), et aujourd'hui.
Je vous fais une petite revue rapide au passage. Poignet, 19,3 cm. Poids de la montre, deux grands maillons enlevés, 189gr.
Marrant, le coup du lumibrite à "roder". Un truc que j'ai vu sur youtube au cours d'une revue de la montre. Parait-il indiqué sur le mode d'emploi, mais pas lu/vu dans le mien. En effet, sans "rodage", le lumibrite de cette montre n'est pas très réactif ni très endurant. Par contre, exposez le à une lumière violente pendant 10 minutes (sous ma torche Nitecore en l'occurrence, puissance minimum, attention, les leds de ce genre de torche peuvent être brûlants !). Et constater le résultat ensuite. La moindre prise de lumière transforme le cadran en sapin de noel !
Beaucoup de choses à dire sur ce premier prix mécanique plongée. Beaucoup de qualités dans un prix très contenu, mais aussi les limites de ce que l'on a pour 449€ PPC.
Verre à priori non anti reflet, c'est assez désagréable sous certaines incidences de la lumière.
Bracelet un peu cheap. Même si
fonctionnellement, c'est un "
vrai" bracelet de plongeuse.
Double verrouillage et extension via un clip, pour porter sur une combinaison en néoprène. On sent que les attaches sont plutôt cheap. Les maillons pas très souples. La qualité de l'acier minimum. C'est pas le bracelet en peau de locomotive de mon Eterna KonTiki...
Le nouveau mouvement 4R36 emboité dans ce "galet" semble régulier. Il prend de l'avance, 5/6 secondes par jour, à vue de pif, et même si je n'ai pas fait de test sérieux. Mais de façon régulière. C'était une critique que l'on faisait, je crois, à ces mouvements mécaniques Seiko d'entrée de gamme de la génération précédente, il me semble. D'être un peu capricieux au cours de la journée.
Bizarre où est placée
la pointe de lumibrite sur la troteuse. Non pas sur la flèche, mais à l'opposé, comme un contrepoids. D'après les commentaires que je lis à ce sujet, la troteuse n'est pas utile en plongée ; mais doit juste indiquer que la montre fonctionne. De fait, c'est donc assez fonctionnel.
La lunette "pepsi" est très bien finie, agrémentée sur le 60 d'une pointe de lumibrite. Certains sur Internet se plaignaient de son imprécision. Sur mon exemplaire, le "clic" est très franc, la rotation très précise et douce. Sans jeu. Par contre je ne sais pas ce que vaut le revêtement sur la durée. C'est pas de la céramique Rolex, mais ça m'a l'air "durable".
Bizarre aussi, mais je suis assez "neuf" en montres mécaniques :
le day/date. Seiko nous fait l'honneur du jour en français, en sus de l'anglais et de l'allemand.
Coloré en bleu le samedi et en rouge le dimanche.
Sympa 
! Mais c'est le passage au jour d'après qui est bizarre. J'ai peut-être mal réglé le caillou... Mais à minuit, on passe au jour d'après en anglais, à 01:00 en allemand puis vers 02:00, en français... Seiko, sur le mode d'emploi, indique que le jour change vers 04:00 du matin... Bon...
Allez, j'arrête de râler. Qu'est-ce que ça va être quand je me serai offert la moonwatch de mes rêves, version canal historique, mouvemet 1861 et verre "hesalite"...
Passons aux bisous.
Pour 45mm, je trouve que le design général de la montre est
plutôt contenu par rapport à d'autres monstres de cette taille, au dessin plus "tranché". Les lignes douces qui lui ont donné ce nom de "turtle", permet à la boite de trouver sa place très naturellement et "tout en câlin" sur la jointure de la main et du poignet. Je trouve ce design juste génial et unique. Une sorte de galet que l'on porte comme un bijou un peu primitif. Très agréable. D'autant plus que la couronne vissée, malheureusement non gravée du logo
Prospex, la gamme à laquelle appartient cette toquante, est déportée à quatre heure et ne vient pas buter sur le haut de la main.
Index très lisible, avec ses grosses pastilles de lumibrite (désormais "rodées"...). Et les
aiguilles, heures et minutes, sont justes
sublimes. Très chouette, le "
red arrow" des minutes ! Très typé "
sport-action". C'est pas dessiné pour "habiller" un poignet et frapper les imaginations luxueuses de vos voisins de baignoire à l'entracte au Palais Garnier...

Et surtout, dans la cosmétique de la montre,
le sublime bleu soleillé du cadran. C'est le détail qui m'avait fait craquer, au-delà de vouloir posséder une première montre nippone avec un design légendaire. Iconique. Ce bleu qui est juste magnifique, avec toutes ses nuances de bleu marine, de bleu outremer, de bleu cobalt et cette petite pointe de bleu de minuit quand on joue avec la luière avec. On rêve d'un verre de bien meilleure qualité, traité antireflet sur les deux faces pour encore le sublimer.
Si c'était à refaire, oui, je la garde.
